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La danse comme terrain d'exploration psychocorporelle



Ce week-end j'ai dansé, j'ai exploré les chemins de la puissance dans mon corps.

C'était avec Garance Monzies (https://www.danseinspiree.com), artiste et facilitatrice en Open F

loor, danse libre et consciente.

J'avais envie d'en laisser une trace et en fond faire le lien entre cette pratique qui me fait du bien, mon activité de thérapie psychocorporelle et la Neurodanse, les enseignements de Béatrice Maine (https://www.beatricemaine.com), les bases de neurosciences & Régulation du système nerveux appliquées à l'accompagnement.


Je pratique la danse libre depuis plusieurs années maintenant, les 5 rythmes j'en ai déjà parlé, (https://www.acorpsensoi.com/post/partage-d-expérience-quand-je-danse-mon-corps-m-aide-à-penser) et l'Open Floor.


Je voulais dire si besoin, la danse libre ce n'est pas simple, ce n'est pas facile !

C'est une pratique nourrissante, très plaisante et aussi exigeante, confrontante. Ca vient chercher dans les tripes, ça oblige à se connecter à son corps, ses sensations, à ses possibles et.. ses impossibles, à ses 'pas maintenant', 'pas ça' 'pas comme ça' !

C'est beaucoup de joie mais ce n'est pas le plaisir facile de l'instant, c'est l'exploration de ce qui vit en soi, la lumière, les ombres, le vide, le plein, trop plein, ce qui meut, émeut, ce qui doute, pousse, agit, se tait et peut se laisser exprimer dans le mouvement.

C'est la rencontre avec soi, l'autre, les autres.

Open Floor est une danse libre, c'est à dire non chorégraphiée où chaque session (atelier, stage) est un processus qui transforme selon ce qu'on a besoin, envie et ce qu'on est prêt.e à transformer en/de soi. Cela dépend de l'Intention que l'on se formule pour soi et de l'engagement dont on fait preuve, dont on se sent capable.

Il y un cadre de sécurité posé et tenu ; confidentialité, intégrité physique, émotionnelle.

Ces processus Open floor s'appuient sur les ressources, les principes du mouvement, sur les dimensions de l'être, physique, émotionnelle, mentale et aussi spirituelle. Cette danse invite à explorer la palette des points d'appui, starters du mouvement dans le corps...avez vous tenté l'expérience de vous laisser guider par votre oreille droite, votre genoux gauche ? l'expérience n'est pas la même !

J'adore ce moment où mon attention est tout à mes sensations pour laisser la parole à ce qui se vit dans mon corps, quelle partie veut partir, c'est où dans le corps ? C'est comment ? à quel endroit ça frétille, ça frissonne, ça s'agite au contrainte où il y a un vide ? Et Ça dit quoi ? Que ça veut se déployer ou se replier ? Ce we j'ai senti la puissance dans mon ventre, mon bassin, mes cuisses, j'ai senti le doute dans mes épaules et le repli dans mes bras. J'ai senti la joie aux larmes dans ce collectif d'êtres en mouvement. #danseorganique


La danse libre participe largement à mon éducation sensorielle. Sentir ce qui précède le mouvement, participe au mouvement, ce qui est consécutif au mouvement. Cela me guide, soutient la curiosité de moi. C'est ce que je guide dans mes séances de thérapie, traquer la sensation c'est où ? C'est comment ? Ça fait quoi ?

Dans la danse libre c'est comme en thérapie psychocorporelle, c'est le temps du corps, ce qu'il est prêt à livrer, à faire, à vivre, à offrir. Le mental vient en soutient pour comprendre, analyser faire des liens. Les émotions peuvent nous traverser, faire leur chemin, prendre une forme pour exister et donner leur message, de quoi j'ai besoin là maintenant.


Ce qui est nourrissant vient des explorations proposées qui invitent à emprunter de nouveaux chemins de mouvement, sortir de ses autoroutes, ce que chacun est prêt à vivre, pas plus. Cela permet d'enrichir son vocabulaire gestuel et quand on change une manière de bouger on prend le risque de faire bouger une manière d'être !

Comme la pensée, le corps revient assez vite au mode automatique (Système de pensées – D Kahneman), fait ce qu'il sait faire et a l'habitude de faire. Comme la pensée, il me paraît nécessaire de lui proposer d'autres façons de faire, de bouger en étant curieux de ce qui se passe, s'offre, en se donnant le temps et l'autorisation d'aller ailleurs. La danse offre un cadre secure pour ça.

J'aime sentir mon corps exprimer sa créativité. Souvent il doit négocier avec mon mental qui lui impose sa norme esthétique, sociale ('ce qui se fait ou pas, crier, pas crier, s'arrêter quand tout le monde est en speed'...). C'est souvent au moment où corps et mental trouvent leur espace commun d'expression que l'émotion, la grâce s'invite.


C'est une danse qui permet d'explorer ses relations à soi, à l'autre, aux autres. Est-ce que je suis mon mouvement ou celui du groupe , est ce que j'ai envie ou juste je me conforme ? Être lucide sur ce qui se joue, honnête avec soi. Je me vis comme un être sociable, sur le parquet dans le mouvement ce n'est plus si évident d'aller vers l'autre, d'être en lien dans la danse, aller sereinement dans la rencontre du mouvement de l'autre. Le cadre sécurisant posé m'aide à sentir, me positionner dans l'élan ou le repli mais ça négocie fort à l'intérieur. L'autre, les autres peuvent être un reflet de blocage et aussi un formidable moteur, une belle source d'inspiration ….et surtout une source de joie intense.


Et la musique on en parle ? Si nous étions des surfeurs elle serait notre vague, notre vent, notre courant, notre soleil. Garance à ce sujet est assez forte pour envoyer les sons qui portent, transportent, transmutent.


 
 
 

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